Notre partenaire et le contexte

Situé dans un quartier populaire défavorisé de Dakar, le Regroupement des Femmes de Baraka a pour objectif général de favoriser l’insertion économique et sociale des femmes en :

  • luttant contre l’analphabétisme et l’illettrisme
  • formant à la gestion des activités génératrices de revenus
  • mettant en place des micro-jardins
  • réalisant des centres de transformation et de commercialisation de produits agricoles locaux
  • organisant des séances de sensibilisation pour la prévention et le traitement des maladies infantiles
  • réduisant la malnutrition par le suivi des populations à risque et des démonstrations culinaires.

Pour conduire leurs activités, le regroupement des femmes de Baraka bénéficie du soutien technique et financier d’Enda Ecopole, ONG internationale dont le siège se trouve à Dakar.

Fort de ces premières expériences, le Regroupement des Femmes de Baraka a voulu consolider et renforcer les actions novatrices entreprises. Il sera toujours soutenu par Enda Ecopole.
Echos d’Afrique a participé à cette dynamique par un appui technique, organisationnel et financier.
Le projet a démarré en avril 2008 et a consisté en 18 mois, à mettre en œuvre des activités de « renforcement de capacités des femmes et des jeunes », de «développement d’activités génératrices de revenus» et de «santé communautaire» pour le Groupement d’Intérêt Economique de Baraka.

Rappel des objectifs

  • Créer des compétences techniques et renforcer les capacités stratégiques et opérationnelles des femmes de Baraka en entreprenariat féminin.
  • Développer des activités génératrices de revenus.
  • Développer des stratégies de prise en charge communautaire des maladies de l’enfant et des femmes.
  • Lutter contre l’analphabétisme et l’illettrisme des femmes.

Etat d’avancement du projet

Alphabétisation et gestion  organisationnelle et financière

Pendant 18 mois, les formations ont été un cadre concret de transferts de savoirs et de savoir-faire à travers respectivement l’alphabétisation et la formation en gestion. Un important programme d’alphabétisation combinant l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul en ouolof (langue nationale la plus parlée au Sénégal) et en français (langue officielle du Sénégal) a été mis en œuvre pour donner aux apprenants de solides bases théoriques en tenant compte de leurs spécificités de non scolarisés ou de déscolarisés précoces: au bout de la formation, les participants ont eu des acquis qui leur ont permis de renforcer leur culture générale, d’élargir leurs horizons socio-culturels et surtout de consolider leur personnalité en vue d’un accomplissement professionnel futur.

Le maraîchage

Pour le programme 2009, les femmes du GIE ont décidé changer leurs méthodes classiques de maraîchage. Il s’agit d’abord d’arrêter de produire sur des planches en bois et de planter directement sur le sol. Ceci a l’avantage de donner plus de rendement et de réduire la pénibilité du travail. Elles ont également décidé de se spécialiser, durant ces deux campagnes, dans la production de piments et d’oignons. Il s’agit des deux principales cultures maraîchères génératrices de revenus substantiels au niveau de Dakar. Le programme a été lancé en juin 2008 avec la composante piment (variété antillais Carribean) et oignon (oignon violet de Galmy) sur deux sites du quartier. Le suivi a également permis de constater la présence de prédateurs et de maladies, néfastes à la bonne croissance des jeunes plants, d’où la nécessité d’alterner les séances d’alphabétisation avec un programme de formation-action sur la protection phytosanitaire.

La formation en protection phytosanitaire

Cette formation avait pour objectif de permettre aux bénéficiaires, de maîtriser les techniques de protection de deux cultures très courantes dans la zone et très sensibles aux attaques : le piment, le Jaxatu (aubergine africaine), le gombo et l’oignon, qui sont attaqués en hivernage par les insectes, les acariens, les champignons, les virus et les nématodes. Les productrices ciblées pour les sessions sont des animatrices, des relais, des productrices individuelles et les membres du GIE. La méthode de formation est adaptée à des adultes peu ou pas alphabétisés. Elle est donc essentiellement pratique et est fondée sur le visuel (support en images) et l’expérience des participantes.
A la fin de la formation, les participantes ont manifesté leur appréciation du premier niveau de formation qui a répondu à leurs attentes. Cette satisfaction s’exprime à travers :

  • la compréhension et la capacité des participantes à pouvoir reconnaître certaines maladies, insectes ravageurs (signes cliniques, morphologie et autres
    caractéristiques liées aux insectes)
  • et la compréhension et la persuasion des participantes de l’efficacité des produits biologiques et l’application des techniques de lutte intégrée.

Perspectives

Au bout de 18 mois d’activités, le projet a connu un taux d’exécution de plus de 80 % par la conduite des activités ci-dessous :

  • alphabétisation et formation à la gestion organisationnelle et financière
  • promotion du maraîchage avec la promotion de la filière oignon et piment

Dans une perspective d’autonomisation, le GIE compte mettre à profit cette expérience pour réfléchir sur la mise en place d’un système d’épargne et de crédit qui aurait le mérite de réduire la dépendance de ses membres des commerçants et usuriers, de la période de soudure.

Budget

Le projet (CHF 23’701) a été financé entièrement par la commune d’Onex, de Satigny, d’Avusy, de Bardonnex et le fonds Mécénat du SIG.